Un Moulin à vent, comment ça marche ?
Le Moulin Blanc de Leers est un moulin-tour en briques, de forme tronconique. La tour reste fixe tandis que la partie supérieure, appelée calotte, peut être orientée afin de placer les ailes face au vent.
Le principe est simple, mais le mécanisme est ingénieux :
- Le vent fait tourner les ailes.
- Les ailes entraînent un arbre horizontal.
- Des engrenages transmettent le mouvement à l’intérieur du moulin.
- Le mécanisme actionne les meules.
- Le grain est écrasé entre les meules pour produire la mouture.
Le travail du meunier demandait une grande maîtrise : il fallait surveiller la force du vent, contrôler les mécanismes et régler les meules afin d’obtenir une mouture régulière.

Fiche Technique
Le 2nd étage est la partie mécanique du moulin. C’est dans cet espace que sont hissés les sacs de grains.
En tournant, les ailes actionnent les rouages de la machinerie qui permettent aux meules d’écraser ces grains.
Les ailes, en tournant actionnent un arbre moteur supportant le grand rouet qui entraine un pignon (lanterne) fixé dans la partie vertical (drapeau).
Le drapeau, par l’intermédiaire d’un système d’engrenages, fait fonctionner les meules. Les ailes, l’arbre moteur et la toiture sont solidaires. Ils constituent la calotte tournante qui, chose assez rare, repose sur un système de chaise porteuse. Ce mécanisme vient d’être rétabli comme à l’origine et tourne sur un chemin de roulement.
Le 1er étage est le « Cœur du moulin ». C’est ici que le meunier ajustait l’écartement des meules afin d’ obtenir toujours la même finesse de farine.Il faisait descendre les sacs de farine au rez-de-chaussée, à l’aide du « tire-sacs » directement dans la charrette.
Le rez-de-chaussée servait à l’approvisionnement et au stockage des sacs de grains et de farine. Les portes cochères permettaient l’ entrée d’ une charrette venant livrer le grain et reprendre la farine. Le mécanisme de bluterie permettait de séparer le son et le gruau de la farine.
